Tor
Tor (The Onion Router), est un réseau décentralisé qui permet, grâce à une technique de routage en oignon, d’anonymiser les connexions sur Internet.
Divers usages à l’anonymat
De nombreuses sociétés commerciales cherchent à établir des profils d’internautes afin de réaliser des études de marché. Il est légitime qu’un particulier cherche à protéger son identité pour éviter ce genre de surveillance. Dans le cadre de communications personnelles sensibles (services médicaux, sites d’aide aux victimes d’agressions), ou pour protéger leur liberté d’expression (pouvoir dénoncer les pratiques condamnables de son entreprise sans craindre pour son emploi), les particuliers peuvent aussi avoir besoin de confidentialité. Pour des raisons évidentes, des journalistes, des ong, des blogueurs ou des groupes comme Indymedia ont souvent besoin de communiquer de manière anonyme. Certaines entreprises cherchent à étudier leurs concurrents sans que ceux-ci n’en soient au courant, ou souhaitent éviter certains types d’espionnage dont on ne peut pas se prémunir avec un vpn classique (sites consultés par les employé·e·s, communications entre l’entreprise et les entités extérieures, etc). Ces entreprises ont besoin d’anonymat. Les gouvernements qui mettent en place le vote électronique ont aussi besoin d’un système d’anonymat. L’anonymat est également bénéfique à l’armée et à la police : cela leur permet de réaliser des enquêtes sur Internet sans laisser de traces, ou de sécuriser certaines opérations comme cela a été le cas lorsque l’armée américaine a utilisé Tor pour protéger ses communications au Moyen-Orient. Un des développeurs de Tor est d’ailleurs issu de l’United States Naval Research Laboratory où a été étudiée l’idée de routage en oignon sur laquelle est basé Tor.
Au final, de nombreuses catégories de personnes sont concernées par l’anonymat, pour des raisons qui sont diverses, et même parfois contradictoires ; mais c’est uniquement en unissant les efforts que la confidentialité peut être assurée.
Éléments d’explication technique
En effet, l’idée de tous les systèmes d’anonymat basés sur un système de mix (dont le routage en oignon est une variante), est de mélanger vos communications à celles des autres utilisateurices du réseau afin de les noyer dans la masse et ainsi, de ne pas pouvoir les faire correspondre avec votre identité. Plus il y a d’utilisateurices, meilleure est la sécurité du réseau. C’est une des raisons qui poussent les développeurs à travailler sur la facilité d’utilisation de Tor. En effet, un système simple à utiliser n’est pas, dans le cadre d’un réseau d’anonymat, une fonctionnalité accessoire, mais plutôt une composante essentielle du système. Si Tor est compliqué à utiliser, le nombre d’utilisateurices restera faible, et l’anonymat ne sera pas garanti. Afin de répondre à cette problématique, l’eff a lancé avec l’équipe de Tor un concours d’interface graphique. Son but est de rendre Tor agréable et simple à utiliser afin de faciliter son adoption.
Le principe fondamental du routage en oignon, est que le client Tor va sélectionner de manière aléatoire plusieurs noeuds parmi la liste des serveurs disponibles, et qu’il va créer un circuit de tunnels cryptés entre eux. Ainsi si Alice veut se connecter au site web de framasoft, son client va créer un tunnel crypté jusqu’au premier noeud. Puis, de là, un autre tunnel crypté jusqu’au deuxième noeud, puis éventuellement à travers d’autres noeuds, jusqu’à atteindre le dernier noeud, puis finalement le serveur du site web de framasoft. Le message initial (la requête HTTP destinée au serveur framasoft) sera donc crypté avec la clé publique du dernier noeud (le noeud de sortie). Ce message crypté sera ensuite re-crypté avec la clé de l’avant dernier noeud, et ainsi de suite jusqu’au premier noeud auquel on va envoyer le tout. C’est cette technique de cryptage par « couches » qui a donné le nom de routage en oignon. Le premier noeud saura qu’Alice est à l’origine de la requête, mais n’aura en sa possession, après décryptage, que l’adresse d’un autre noeud Tor, et un message indéchiffrable. Les noeuds intermédiaires ne pourront connaître ni l’origine, ni la destination finale. Seul le dernier noeud sera capable de déchiffrer la requête au serveur de Framasoft, mais il n’aura aucun moyen de savoir qu’elle a été envoyée par Alice. Le serveur framasoft recevra la requête depuis ce dernier noeud, il lui renverra la réponse (par exemple la page d’accueil du site), mais ne pourra pas connaître l’adresse IP (adresse Internet) d’Alice. Cette réponse sera traitée par le noeud de sortie - devenu noeud d’entrée pour le chemin de retour - afin de lui faire prendre le même circuit dans le sens inverse, vers l’ordinateur d’Alice.
Le gros avantage de cette méthode, par rapport aux systèmes comme the Cloak ou autres techniques basées sur un proxy unique, est que même si l’un des serveurs est corrompu, malveillant, ou tout simplement surveillé, l’anonymat est préservé. En fait, il suffit qu’un seul de ces serveurs soit fiable pour que l’anonymat soit garanti. Il est donc important que de nombreux serveurs, gérés par des personnes diverses, et situés dans des lieux géographiques différents, soient déployés.
Tor utilise SOCKS, et permet donc d’anonymiser toutes les applications qui supportent ce protocole (un grand nombre de clients de messagerie internet par exemple). En couplant Tor à un outil comme privoxy (un proxy web avec lequel il s’intègre très bien), on peut protéger facilement toutes les communications HTTP (navigation, lecture de fils RSS, wget , apt-get). Mais on peut « Tor-iffier » d’autres programmes en utilisant par exemple tsocks ou dsocks qui sont capables d’intercepter les connexions faites par les applications pour les rediriger vers un serveur socks. Socat, transocks ou d’autres outils fonctionnent aussi selon des principes similaires. Le wiki noreply propose des procédures pour un grand nombre d’applications. On peut choisir d’utiliser Tor en tant que client uniquement, mais on peut également décider de participer à la réussite de ce réseau en configurant Tor en tant que serveur pour donner un peu de sa bande passante. On peut définir une « politique de sortie » qui permet de décider quels adresses et ports de destination sont accessibles depuis notre noeud, ce qui permet de limiter les abus qui semblent provenir de notre adresse IP. On peut aussi contrôler la quantité de bande passante que l’on souhaite allouer.
Tor offre donc une protection non négligeable contre toute une gamme d’attaques. On ne peut pas, en écoutant votre trafic sortant, savoir avec qui vous communiquez ; on ne peut pas, en écoutant le trafic entrant d’un serveur, savoir que vous en êtes l’initiateur. Un noeud du réseau Tor, ou un·e observateurice ne peuvent jamais connaître à la fois les deux extrémités d’un trafic. Néanmoins, Tor ne protège pas contre un·e attaquant·e global·e qui serait capable d’observer votre trafic ainsi que le trafic de tous les noeuds de sortie. Il lui serait facile, grâce à un type d’attaque nommée attaque temporelle, de retrouver la trace de vos communications. De plus, un·e attaquant·e qui se doute que vous vous connectez à framasoft, pourra (toujours par le biais d’une attaque temporelle) confirmer ses soupçons en écoutant à la fois votre trafic sortant et le trafic entrant de framasoft. Certains systèmes (Mixminion ou Mixmaster par exemple) permettent de se protéger contre ce genre d’attaques, mais sont beaucoup plus lents que Tor. Entre la protection contre ce type d’attaque, et une rapidité suffisante pour la messagerie instantanée et le surf web, un choix doit être fait. À l’heure actuelle, la recherche fondamentale n’offre pas de solution à ce dilemme. Il faut aussi être conscient·e que le projet Tor, démarré en 2004, est toujours en phase de développement intense, et que la conception ou l’implémentation des techniques qu’il emploie peuvent comporter des bugs et des imperfections. D’après les développeurs, il ne faut par se fier au réseau Tor actuel si vous cherchez réellement une grande confidentialité.
Effets fâcheux et effets vertueux
Comme pour tout système visant à protéger la vie privée ou la confidentialité des échanges, des questions légitimes liées à l’abus de cette confidentialité sont posées. En effet, et cela est valable aussi bien dans le monde « réel » que dans le monde numérique, certaines personnes utilisent l’anonymat pour des activités répréhensibles. Parmi les utilisations indésirables qui ont déjà été faites via le réseau Tor, on peut noter : envoi de spam sur Usenet, demandes de rançon anonymes à des entreprises, utilisation de l’irc pour troller ou insulter les autres utilisateurices, vandalisme sur wikipedia ou dans les commentaires de Slashdot. Enfin, bien que le réseau Tor ne soit pas conçu pour le transfert de gros fichiers, certain·e·s s’en servent tout de même pour télécharger de la musique ou des films de manière illégale. Les services victimes de ces abus réagissent différemment vis à vis du réseau Tor : wikipedia bloque les noeuds Tor de manière régulière, mais essaye de réfléchir à des solutions permettant aux utilisateurices de bonne foi de participer tout de même. Certains serveurs irc bloquent Tor, d’autres, annoncent, lors de la connexion d’un·e utilisateurice à un canal qu’ille se connecte via Tor. Cela a pour effet de les exposer à une vigilance plus accrue de la part des responsables, et a suffi à réduire sur le réseau Freenode, le nombre de propos malintentionnés de la part d’utilisateurices de Tor. On peut remarquer que tous ces abus existaient avant l’apparition de Tor et que, comme le soulignent ses concepteurs, il existe déjà des moyens de parvenir à l’anonymat bien meilleurs que Tor, comme par exemple, le vol de téléphones portables, l’intrusion dans les ordinateurs de particuliers, ou d’autres techniques de vol d’identité. Pour celleux qui ne souhaitent pas nuire à d’autres personnes en leur volant leur matériel ou leur identité, Tor fournit un moyen d’obtenir la protection de l’anonymat. Tor est donc un réseau offrant un niveau de confidentialité élevé sur Internet. Le projet encore jeune, est tout à fait prometteur. Il permet en plus, via une fonctionnalité de services cachés, de mettre un service (site web, messagerie instantanée, etc) à disposition des autres utilisateurices du réseau, sans devoir en révéler l’emplacement géographique. Ceux et celles qui, pour diverses raisons, ont besoin d’anonymat, peuvent donc accéder à du contenu, et en proposer, sans compromettre leur identité. En terme de performances, Tor ralentit les communications de manière perceptible, notamment le surf web, mais la vitesse reste tout de même acceptable, même pour une utilisation intensive.
L’EFF a financé Tor jusqu’à Novembre 2005, mais ne peut maintenant plus soutenir le projet financièrement. Tor a donc besoin de dons et d’aide pour continuer son développement et permettre la construction d’un réseau fiable et sécurisé.
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Tor , le 19 août 2008 par pinguin127 (0 rép.)
Tor : question de civilisation... , le 4 février 2008 (1 rép.)
Tor : question de civilisation... , le 18 juillet 2008 par Bigorneau masqué
« Il se trouve qu’en France nous utilisons une langue et des patronimes qui suivent (ou suivaient)des règles précises, »
Côté règles il y a des progrès à faire... intEressant : mérite un accent
des tropS : adverbe donc invariable
patronImes : la plupart du temps écrit avec un "y"
les règles d’attribution des patronimes ont disparuES : accord avec le cod s’il est placé avant
fAcheux : souvent vu avec un accent
l’integritéE : féminin mais sans "e" malgré tout
Avant de faire la leçon "vers une sociétée plus juste" et d’en appeler à la civilisation...
Tor : Attention aux imitations , le 1er octobre 2007 par Paoh (0 rép.)
Un email circule pour inciter le téléchargement de Tor. c’est en fait du phishing et la page n’est pas du tout officielle.
C’est un cheval de troie.
Je ne sais pas pourquoi, je trouve que s’attaquer à Tor par ce biais, ça n’est pas anodin.
cheval de troie , le 27 mai 2007 par jbz (1 rép.)
Bonjour à tous,
J’ai installé torpark et l’antivirus Kaspersky me trouve, depuis sa toute dernière mise à jour, un "trojan.win32.killproc.s" dans 6 fichiers du répertoire...
Je ne trouve pas d’info sur ce type de virus : ai-je des raisons de m’inquiéter ?
JBz
cheval de troie , le 25 juin 2007 par olivers
Salut
Je ne suis pas un spécialiste informatique et encore moins de TOR. Cependant, j’ai expérimenté plusieurs antivirus sous windows dont Kaspersky. Il se trouve que cet antivirus m’installait un virus de type Trojan, que j’avais détecté avec Clamwin ... Depuis, j’ai toujours été suspicieux des antivirus proposés.
Essaie donc de voir du côté de Kaspersky, peut être trouveras-tu une piste de ce Trojan.
D’autre part, les réseaux Tor permettent évidemment à certains malins de faire courir d’autres cochoneries. Cela peut être une autre source de contamination.
Tor , le 19 mars 2007 (0 rép.)
Tor, problème de configuration du serveur sous WinXP pro + ZoneAlarm , le 30 novembre 2006 par Tom (0 rép.)
Salut à tous,
Je voudrais participer activement au développement du réseau TOR.
Pas moyen d’activer le serveur. J’utilise le firewall Zone Alarm sous WinXP. TOR fonctionne parfaitement pour ce qui est de l’anonymat.
Si vous pouvez me guider dans la configuration, merci d’avance.
A+
Tor , le 14 novembre 2006 (0 rép.)
Bonjour
Une question pratique de débutant. Situation : je surfe en Torpark (activé bien sûr), je veux faire un téléchargement. Le téléchargeur de Firefox ne me convient pas. J’appelle l’application Free Download Manager, par exemple, et je lance mon téléchargement. Suis-je protégé de la même manière que si j’utilisais le téléchargeur de Firefox ?
Merci.
Tor , le 24 octobre 2006 (1 rép.)
Lent, très lent (du moins avec mon matériel) Quelques petits conflits mineurs avec une ou deux extensions Firefox (PageRank, lecteur RSS ... peut-être une question de configuration du proxy )
Il peut arriver qu’il soit impossible de se connecter au réseau (saturé ?) ... il y a des heures plus favorables que d’autres.
Mais quand cela marche (et il marche ) ... il a l’air efficace. Un peu hallucinant...
Finalement (même si c’est encore plus lent, mais le navigateur allégé peut compenser ) il me semble que TorPark sur clé devrait être plus intéressant et plus en accord avec le but recherché. Mais, Privoxy n’est pas présent sur TorPark ?
Il arrive de repasser plusieurs fois au cours d’une navigation par le même serveur.
Il manque cruellement une traduction de la doc de Tor, des possibilités de Privoxy ... Quelques aides :
Tor , le 24 octobre 2006 par arno.
Pour la lenteur, c’est normal. Cela peut s’améliorer dans le futur si plus de serveurs sont mis en place, mais ça restera de toutes manières plus lent qu’une connexion directe. C’est la nature du truc qui veut cela.
Pour les connexions impossibles : le client tor crée un chemin crypté passant par plusieurs noeuds. Il garde ce chemin pendant un certain temps (je crois que c’est quelques minutes par défaut). Si dans cet intervalle, un des serveurs est déconnecté ou inaccessible, le chemin est coupé. Tes connexions impossibles viennent peut-être de là. Il faut alors attendre quelque temps que le client tor cherche un autre chemin. Peut-être qu’en redémarrant tor, ça l’oblige à créer un nouveau chemin ; à tester.
Pour les incompatibilités d’extensions firefox, pourquoi ne pas les faire remonter au créateur de torbutton ? ;)
Tor intégré à un navigateur , le 7 octobre 2006 (1 rép.)
pour un navigateur tor autonome sur clé USB :
http://www.torrify.com/
-----> Tor intégré à un navigateur
Tor intégré à un navigateur , le 9 octobre 2006
Pour ceux qui préfèrent Opera, il y a désormais OperaTor, qui est l’équivalent Opera de TorParkFautes de Français , le 16 septembre 2006 (9 rép.)
Fautes de Français , le 17 septembre 2006
Bonjour
Je vois un barbarisme : "utilisateurices".
Pour le reste, où y a-t-il un souci ? La syntaxe et la grammaire me paraissent corrects, à première lecture.
Fautes de Français , le 17 septembre 2006
Je ne pense pas qu’il agisse d’un dictionnaire défaillant ; je pense plutôt à un tic d’expression « branchée », là où d’autres auraient écrit simplement « observateur/trice ». Ceci dit, je ne vois pas ce qu’apporte la précision que la personne, l’’agent, etc., dont on parle PEUT être une femme. Dans ce cas, pourquoi le serveur (informatique, bien sûr) ne serait-il pas une serveuse aussi bien, ou l’entraîneur, sportif, ça va de soi, une entraîneuse ? Cela rappelle la langue de bois de nos politiques, qui ne manquent pas une occasion de rappeler que les électeurs sont aussi, une fois sur deux environ, des électrices. C’est aussi confondre le genre grammatical et le sexe. Tenez, rappelez-vous le début d’un discours de Coluche, qui réglait son compte à cette façon de s’exprimer :
« Françaises, Français ! Belges, Belges ! »
Il y a tout de même une faute de syntaxe au début (de plus en plus répandue, il est vrai) :
Certaines entreprises cherchent à étudier leurs concurrents SANS QUE ceux-ci N’en soient au courant..
J’appris que « sans que » se construisait sans négation, en étant une lui-même (elle-même...) à cause qu’une double négation équivaut à une affirmation.
Enfin « anonymiser » me semble d’un anglicisme (ou américanisme) douteux. « Rendre anonyme » n’irait-il pas aussi bien ?
B.A
Fautes de Français , le 18 septembre 2006 par arno.
Eh bien, je ne m’attendais pas à tant de remarques sur la forme du texte, notamment sur mes "tentatives de contournement des genres"
Alors, je vais tenter d’y répondre un peu en vrac dans un même message. Ce qu’on semble me reprocher alors :
* l’académie française n’aime pas ma manière d’écrire La langue évolue d’elle même, ce n’est pas une quelconque instance officielle qui peut décider de la façon de parler et d’écrire une langue. On a déjà vu l’absurdité de ce genre de pratiques [1]. Laissons donc de côté l’académie française.
* c’est moche C’est déjà à mon sens un problème plus grave. Mais c’est à mon avis surtout un problème culturel. Par exemple le terme auteure (cité dans un commentaire plus bas) est je crois, très utilisé au Québec. Je pense que si "utilisateurice" était plus utilisé, cela ne choquerait plus personne.
* cela amène à s’attarder sur le sexe de la personne dont on parle C’est là le coeur du problème. C’était justement mon but. Car non justement, les utilisateurs ne sont PAS une fois sur deux des utilisatrices. Il y a en France parmi les informaticien·ne·s, environ 20% de femmes. C’est déjà peu, mais il n’y en a que 6% dans la communauté du logiciel libre [2]. Alors certes, ce n’est peut-être pas en utilisant d’autres mots que les choses pourront changer, mais si, sur Framasoft, le site phare du logiciel libre, on s’arrête deux secondes pour se dire que justement la personne dont on parle PEUT être une femme, je trouve ça bien.
* c’est illisible Ça c’est plus embêtant. Je suis le premier à pester contre les textes bourrés de fautes d’orthographe pour la raison que la lecture est ralentie. Je ne pensais pas que le terme "utilisateurice" rendrait ce texte illisible. J’essayerais donc la prochaine fois, de trouver d’autres manières de rédiger plus agréables à l’oeil.
Fautes de Français , le 18 septembre 2006 par arno.
Apparemment, j’ai oublié les liens vers les références que je donnais
alors académie française [1] : http://www.w3perl.com/fun/computing/academie.html
20% - 6% [2] : http://cielissime.free.fr/linuxchixfr/Pres-femmesll-JM2L.pdf
Fautes de Français , le 18 septembre 2006 par resux
Juste un mot sur le point [2] de Arno. C’est clair que niveau absurdité, je ne vois pas comment on peut faire pire.
CD-ROM>cederom : ca passe encore mais dire Fragment infectieux de code necessitant un programme hote à la place de virus là j’ai un doute.
-----> académie française
Fautes de Français , le 29 septembre 2006 par Gégé
Bonjour,
Ayant travaillé pendant plus d’une demi-décennie avec des méthodologies québécoises, je me suis également trouvé confronté à cette problématique qui a pris des proportions un peu inquiétantes outre Atlantique.
La nécessité de procéder à une distribution paritaire du féminin et du masculin lorsqu’on s’adresse à des individus en général, aboutit à des rédactions lourdingues et souvent ridicules. Le fait de devoir écrire quelque chose comme "les formateurs/formatrices sont invités(es) à..." me faisait rire au début, mais sur place j’ai vite réalisé que nos ami(e)s du Québec prenaient tout ça au strict premier degré et ne riaient pas du tout... Il s’agit pourtant d’une confusion regrettable du genre avec le sexe ! Tout ça étant dû, pour une part essentielle à une transposition indue des caratéristiques linguistiques de l’anglais sur le français. Autrement dit, une légère méconnaissance de la langue (même quand on se prétend meilleurs défenseurs du français que les Français eux-mêmes). En effet le français connaît le genre qui s’applique aussi bien à l’inanimé qu’à l’animé, aux "personnes et aux choses" - comme on l’apprenait en classe élémentaire. Ce que les anglophones ne connaissent pas du tout, puisque pour eux le masculin renvoie à du sexe masculin, etc. Comment pourraient-ils comprendre qu’UN tabouret n’est pas plus machiste ni avantagé qu’UNE chaise ?
Pour aboutir à l’égalité sociale recherchée, il vaut mieux se pencher sur les situations sociales elles-mêmes et éviter de croire et vouloir faire croire que le fait de fourrer du féminin à tout va risque de changer quoi que ce soit à la condition féminine (c’est une illusion ou bien une tartufferie).
Pourquoi une femme serait-elle mieux considérée dans sa personne en étant "auteure" (mais quelle horreur(e) ce graphisme !) plutôt qu’auteur ? un homme devrait-il se sentir diminué en étant "sentinelle" ou, tout simplement, "une" personne ?
Ces couillonnades de prétendue prédominance linguistique des "mâles" (ce qui est autre chose que le genre masculin) et de combat pour une "parité" linguistique font oublier vite, que, par exemple, en français, c’est le féminin qui donne dans la majorité des cas sa forme graphique au masculin.
ex. "petit" prend un "t" final parce que la forme pleine, au féminin est peti’te’. Et non l’inverse, comme pourraient le penser quelques féministes, charmantes mais incultes !
Donc, en conclusion, quand on dit en français : "un observateur impartial concluera vite que", ça renvoie à la catégorie "qui observe" par opposition à "qui fait autre chose" et non pas d’abord au fait que ce soit un homme ou une femme, ce qui la plupart du temps n’a pas d’importance. Et si ça a de l’importance, on rédige différemment pour le signifier.
Le français est une langue complexe et très précise qui ne se réduit pas à cette espèce d’affrontement bipolaire auxquels les anglo-saxons prétendent nous conduire.
Bon, tout ça c’était juste pour compléter la réflexion. Sans vouloir jouer au troll ;-) Pour le restant, tout est bien et très intéressant sur ce site qui défend des libertés.
Fautes de Français , le 5 octobre 2006
« ex. "petit" prend un "t" final parce que la forme pleine, au féminin est peti’te’. Et non l’inverse »
Et d’ailleurs, dorénavant le pseudonyme Capellot va prendre un t, eu égard à la forme féminine improvisée en signature.
Hum... dictionnaire : Petit, petite, lat. pop. pittittus. Le t final vient bien de l’éthymologie du mot, et pas du féminin.
Fautes de Français , le 5 octobre 2006
Signature : Maîtresse CapellotteFautes de Français , le 27 janvier 2008 par Abitbol
Moi je dirais plutôt anonymer plutôt que anonymiser.Tor : pb de config du serveur , le 13 septembre 2006 par sez (0 rép.)
Tor pb de connexion , le 8 septembre 2006 par Charles (2 rép.)
Bonjour,
j’ai installé TOR et l’ai lancé, en faisant le test de fontionnement (du site) il mettait qu’il n’était pas en fonction. J’ai ensuite installé le plugin Torbutton. Malheureusement, je n’arrive plus à me connecter à internet via Firefox, je suis obligé de desactiver Tor à l’aide du Plugin. J’ai ensuite arrêté les firewall et antivirus et toujours rien. Y-a-t-il un pb de parametrage ? Merci d’aider un néophyte. En vous remerciant Charles
Tor pb de connexion , le 18 septembre 2006 par arno.
Bonjour, il faut vérifier que privoxy est bien actif. Je ne me rappelle plus la manipulation dans le détail, mais il est possible de lancer privoxy automatiquent à chaque démarrage.Tor pb de connexion , le 27 septembre 2006 par D Dams
Jai eu le meme probleme car je n’avais pas lu le mode d’emploi.
— je suis sous unix Kubuntu —
Une fois Privoxy installé (par un paquet, ou par les sources), il vous faudra configurer Privoxy pour utiliser Tor. Ouvrez le fichier de configuration de Privoxy (regardez dans /etc/privoxy/ ou dans /usr/local/etc/), et ajoutez la ligne forward-socks4a / localhost:9050 . au début de ce fichier. N’oubliez pas le point en fin de ligne.
voir : http://tor.eff.org/docs/tor-doc-unix.html.fr#privoxy
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