• Auteur : Thierry STOEHR
  • Date : 27 juin 2003 (11 octobre 2003)

Logiciels Libres et Éducation : pourquoi ils vont si bien ensemble


 URL d’origine

 Cet article est paru initialement dans la lettre n°16 de "Rése@aux74", magazine du très dynamique (et pionnier en matière de libre éducatif) Centre de Ressources Informatiques de Haute-Savoie dans le cadre de la première LinuxEdu qui a eu lieu le 18 juin dernier à Archamps. Nous vous invitons vivement à parcourir les autres articles tout aussi intéressants et tout aussi... libres !

 L’AFUL, Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres n’est plus à présenter tant elle fait référence aujourd’hui et ce pour notre plus grand bonheur :).

Les logiciels libres sont parfois cités comme des outils intéressants dans le monde de l’éducation. En fait, ils ne sont pas qu’intéressants : ils sont tout à fait pertinents et adaptés aux problèmes qui se posent.
En voici un tour d’horizon.

Problème financier

Comment acheter les logiciels pour les machines alors que l’achat du matériel consomme déjà tout le budget ?

AVEC LES LOGICIELS LIBRES.

Les logiciels qui ne sont pas des logiciels libres reposent sur le principe de l’achat d’une licence d’utilisation par poste, même si des tarifs particuliers peuvent exister pour un parc de machines. Mais il y a un coût par poste.

Avec les logiciels libres, il n’y a pas de coût de licence par poste : on peut installer le logiciel pour autant de postes voulus, sans coût supplémentaire. Et il y a des logiciels libres de traitement de texte, de tableur, de navigateur Web, de courrier électronique, de travail d’image, etc. ou éducatifs.

Et si le budget est suffisant ? Inutile de dépenser en logiciels, il est possible d’acquérir plus de matériel pour la même somme.

Problème légal

Comment ne pas enfreindre la loi, ne pas pirater et ne pas être dans l’illégalité ?

AVEC LES LOGICIELS LIBRES.

La licence d’un logiciel non libre impose une utilisation prévue pour un nombre de poste en fonction du prix des licences payées. Un logiciel non libre installé sur plus de postes que ce que prévoit l’achat de licence est un logiciel piraté. C’est du vol. Sanctionné par la loi. On ne peut tolérer ces pratiques. Encore moins dans l’éducation.

Avec les logiciels libres, vous avez le droit d’installer le logiciel sur autant de machines voulues en toute légalité. Il n’y a pas de contrainte d’achat (point précédent) ni de limite d’installation : un poste ou mille postes, cela ne change rien.

Problème d’outil démocratique

Comment permettre aux élèves, aux étudiants, aux enseignants d’avoir les mêmes outils que ceux utilisés dans les écoles, collèges, lycées, universitée ?

AVEC LES LOGICIELS LIBRES.

La licence d’un logiciel non libre ne permet pas de remettre à tous les outils utilisés (c’est du piratage) ou alors à un coût très élevé (prix à payer par utilisateur).

Avec les logiciels libres, on peut remettre aux élèves une copie des logiciels uilisés pour une utilisation hors de l’établissement, sans coût supplémentaire et sans piratage. Et les enseignants peuvent avoir aussi les mêmes outils que ceux de l’établissement, sans installation illégale.

Problème d’idées reçues totalement fausses

Comment apprendre Internet Explorer, Outlook, Word, Excel aux élèves ? comment faire passer le B2i ?

AVEC LES LOGICIELS LIBRES.

On ne peut avoir Internet Explorer, Outlook, Word et Excel sur une machine sans en avoir légalement fait l’acquisition, à l’achat de la machine ou après. De plus, aucune indication officielle dans les programmes ne parlent de l’apprentissage de ces logiciels à l’école, au collège, au lycée ni dans le supérieur (aux cas particuliers près). On y parle de navigation sur le Web, de messagerie électronique, de traitement de texte, de tableur : c’est le texte à propos du B2i (Brevet Informatique et Internet) et dérivés. De plus, il ne s’agit pas de passer le B2i, qui est une évaluation permanente et non pas un examen final.

Avec les logiciels libres, on peut apprendre Internet Explorer, Outlook, Word et Excel, et même mieux et de manière plus puissante. En effet, on apprend l’utilisation d’un navigateur Web, d’une messagerie, d’un traitement de texte, d’un tableur, soit bien plus puisqu’on s’appuie sur des compétences générales, valables pour tous les logiciels de la catégorie concernée. Et la présentation de l’interface est la même dans les logiciels d’une même catégorie.

Problème d’amélioration, d’adaptation, d’évolution

Comment avoir des logiciels qui sont régulièrement et rapidement modifiés en fonction des besoins des utilisateurs ?

AVEC LES LOGICIELS LIBRES.

Un logiciel non libre est l’oeuvre d’un éditeur, qui décide des modifications à apporter aux différentes versions, des dates de sortie de ces versions, des prix de mise à jour. Il peut tenir compte des remarques des utilisateurs. Mais c’est lui qui décide en fonction de ses priorités.

Avec les logiciels libres, il est possible d’avoir des évolutions rapides, des adpatations suivant les besoins des utilisateurs, faites par l’équipe de développement ou une autre équipe compétente. Par exemple une traduction des menus. Les logiciels libres sont ouverts à tous, pour tous, sans secrets de fabrication conservés par une structure, seule à décider et dont on dépend.

Note : ce texte est librement diffusable sur tous supports à condition de faire mention de son auteur et de son origine avec cette note.

Thierry STOEHR
stoehr@aful.org
Secrétaire de l’AFUL
www.aful.org
Association Francophone des Utilisateurs de Linux et de Logiciels Libres

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