Les pirates du génome

LeMonde.fr | 17 09 2002 | html
[...] Katherine Nelson, qui fut l’une des responsables du grand projet international de séquençage du génome humain à Berkeley avant de rejoindre le secteur privé, est encore plus catégorique :
"Nos patrons se fichent éperdument de guérir le cancer, ils veulent gagner beaucoup d’argent très vite, c’est tout. Notre entreprise a breveté 800 gènes responsables de certains cancers, et désormais elle confisque cette information pour son seul usage. Si nous partagions nos résultats, d’autres labos se joindraient à nous, et ensemble, nous trouverions des remèdes plus rapidement, mais on nous l’interdit. Au contraire, nos chefs nous ordonnent souvent d’abandonner des pistes prometteuses parce qu’ils ont peur que ce ne soit pas rentable. Tout le système est pervers : les laboratoires privés collectent des informations scientifiques du domaine public, ils y rajoutent un petit quelque chose, puis ils déposent un brevet couvrant la totalité des données. C’est du vol légalisé."
L’esprit du Libre en Bio-Informatique, à lire absolument !

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> Les pirates du génome , le 26 septembre 2004 par erika (0 rép.)

L’article intégral sur http://www.univ-tours.fr/desco/UIEIS/Articles%20presse/Pirates_du_genome.htm

Et bien, il ne va pas tarder à y avoir un cinglé qui va utiliser ces resultats pour faire des abeilles tueuses... Pas bien compliqué de modifier la composition du venin après ca... non ?

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